Celle-ci est, je le pense, la question que les éleveurs doivent se poser.

Le Lhassa qui a fait son apparition dans les expositions en Grande Bretagne au début du 20° siècle, possédait les qualités uniques lui permettant de survivre dans le climat inhospitalier de leur pays de naissance, le Tibet. Je ne veux  pas seulement me référer à  son épaisse fourrure mais aussi au  fait que la nature l’a doté d’une forme de crâne, d’une capacité naturelle des poumons et d’un équilibre naturel sain et compacte indispensable  aux dramatiques conditions  climatiques d’un pays à une telle altitude et à un style de vie très primitif.

Récemment, lors d’une exposition,  j’ai jugé un championnat de club, et j’ai été étonnée de voir  la proportion très élevée de crânes et poitrines larges, incorrects, et la mauvaise construction des  avant-mains  parmi un grand nombre des mâles. Ceci était rendu encore plus surprenant par la haute qualité des jeunes femelles.quoi que leurs avant-mains  auraient  aussi pu être meilleurs.

Mes recherches me font penser que, comme race , nous ne faisons peut-être pas suffisamment  pour instruire les nouveaux éleveurs sur l’importance de certains points du Standard et leur nécessité.

Cette années notre club a organisé un symposium en même temps qu’un séminaire qui ont eu un grand succès. Y ont participé les membres du comité et des gens compétents de la race. Nous avons eu la chance d’avoir une grande assistance et nous avons essayé de souligner l’importance des deux Standards, l’écrit et le non écrit.

En revanche, je connais d’autres clubs de Lhassa qui ont abandonné de telles réunions informatives par manque de support. Pourquoi cela ? Sommes nous entrain de devenir apathiques et complaisants ? Est-ce qu’un Lhassa peut gagner sans nécessairement posséder le type de la race que le Standard demande ? Malheureusement je pense que cela est très possible et je pense que c’est à notre juge spécialisé dans la race  à être vigoureux dans la protection de notre Standard.

Personnellement je suis sure qu’il est possible d’élever des Lhassa Apsos qui sont vrais dans le type des leurs ancêtres Tibétains, avoir du glamour et le savoir faire nécessaire pour atteindre le top dans les rings des expositions modernes.

Peut-être un plus grand soin devrait être  pris  dans la sélection pour les chiot d’exposition.et les plans de mariages.

Une soigneuse et honnête liste  des vertus et défauts de votre chienne pourrait être le premier pas.- après tout si vous croisez des crânes larges à des crânes larges, vous produirez obligatoirement  des chiots avec des crânes larges. (ceci est pratiquement la base  pour créer une nouvelle race – en doublant certaines caractéristiques.) Ces chiots à leur tour auront plus de possibilités de produire des crânes larges même si on les marie à des chiens avec des crânes  modérément étroits.

C’est la même chose avec des avant-mains pauvres, mauvaises bouches, poitrines rondes etc… Vous devez chercher à marier votre chienne à un chien qui possède de la force là où votre chienne est faible. Prenez conseil d’éleveurs qui ont plus d’expérience que vous sur la qualité et sélection de votre stock.

Ma mère et moi considérons qu’un jeune mâle doit être d’excellente qualité avant même d’envisager le garder. Il doit avoir de bons avant-main, crâne et poitrine car il va être sollicité à couvrir plusieurs chiots et marquer de son type bien plus  qu’une femelle qui n’aura probablement pas plus de deux nichées.

Ayant pris part tout dernièrement à un symposium sur le Shih Tzu, je considère encore avec plus de force qu’un grand soin doit être apporté pour garder la bonne balance, le bon crâne et la bonne poitrine du Lhassa Apso.

Pendant des siècles le Lhassa a vcu au Tibet. Si juste après 100 ans qu’il est arrivé dans ce pays il a dégénéré dans une pauvre replique d’une autre race, j’aurais une honte infinie, et vous ?


GLENYS  DOLPHIN
Juge approuvé par le Kennel Club du LHASA APSO CLUB – Angleterre.

Avec l'aimable autorisation de l'auteur



Caractéristiques Lhassa Apso
Satroma