Après 17 ans d’efforts, la Convention Européenne pour la protection des Animaux de Compagnie, a été adoptée en France en 2003.

J’applaudis des deux mains et de tout mon cœur à cette nouvelle.

Contrairement à ce que pensent certains, qui y voient une menace pour la cynophilie, je me permets de ne pas partager ce point de vue.

Cette décision me paraît salutaire pour la sauvegarde de toutes les races que nous aimons.
Il fallait être aveugle, ou plus simplement ne pas vouloir voir que depuis plus de 20 ans, le monde du chien prenait une tournure qui obéissait davantage aux règles du marketing et du Show-Biz. qu’à celui de l’étude et du développement des races dans le respect de leur type et de leur fonction.

Depuis longtemps déjà, de nombreux scientifiques se sont élevés contre certains excès, mais les hautes instances dirigeantes de la cynophilie, emportés par la vague des succès obtenus dans toutes les activités du monde canin, ne les entendaient pas.

Le profane, lui, tout étranger qu’il était de ce milieu, de ces règles et de ces codes, n’approuvait pas non plus ces exagérations et ces recherches d’artifice.

Par un bien heureux concours de circonstances, la science et le bon sens se sont enfin rencontrés pour redresser la barre d’une dérive dont les chiens ont payé un lourd tribut. Il faudra envisager une vision nouvelle de la cynophilie et par conséquent des expositions plus proches de l’esprit de la déclaration de M. de Saint Hilaire lorsqu’il inaugura la première Exposition Canine Universelle à Paris en 1863.

Notre œil devra s’adapter également à la morphologie nouvelle des races dont on a respecté l’intégrité avec leurs queues et leurs oreilles non coupées . Les présentations seront plus naturelles, la Beauté sera celle du vrai type de la race, que l’homme aura su conserver et présenter.

Il serait souhaitable, aussi, que dans ce même état d'esprit cesse aux U.S.A l'usage courant de la castration des mâles qui ne sont pas sélectionnés pour les expositions et la reproduction.